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Crée le: 27/06/02

ESSAIM, JE T'AIME, TOI NON PLUS. 

RETOUR

Texte de: Sarrès Lionel

Date : 17/06/2002 15:05 FRANCE

 

<< La lecture des pages de ton site m'a beaucoup servi, les informations étaient toutes fraîches dans ma tête.

Ca aide.

**A ceci près que la récupération d'un essaim dans la ville de Paris relève du "cas d'école" presque parfait (le cas parfait est que l'essaim s'installe de lui-même dans une ruche piège, installé à sa place définitive - ça arrive -).

** Là, c'était un peu plus complexe : l'essaim s'étirait sur un mètre, le long de la plus haute branche de ce poirier, sans qu'il me soit vraiment possible de mettreen dessous la ruchette. Et sans que je puisse monter sans risquer de casser la branche qui me soutenait.

 

** Mon père et moi avons tout de même récupéré l'essaim et je me suis dit que mon expérience pouvait, peut être intéresser les visiteurs de ton site. Si tu es preneur, voici quelques conseils qui ne manqueront pas d'enrichir tes pages dédiées aux travaux apicoles, notamment concernant la récupération des essaims :

A commencer par le matériel à avoir à portée de main :

  • Une échelle. Une grande qui se dédouble si possible. Ca aide à monter dans les arbres.
  • Une scie.
  • Un sécateur. C'est vraiment optionnel mais ça aide à tailler proprement dans les branches de l'arbre.
  • Une corde de 10 mètres. L'idéal est d'avoir deux cordes. La première amarre la ruchette sous l'essaim, la seconde sert à monter et descendre du matériel, comme la scie, l'enfumoir, la balayette, la ruchette, les planchettes, etc. Monter aux arbres avec ce matériel dans les poches n'est vraiment pas une bonne idée.
  • Une ruchette avec un ou deux cadres de cire gauffrée
  • Un petit pot de miel et une cuillère à café. J'enduis les cadres de miel pour y attirer les abeilles de l'essaim.
  • Du gros scotch assez fort, pour fermer la ruchette lors de sa descente au sol. Les arbres ont la mauvaise manie de faire des branches qui partent n'importe où et il est rare de pouvoir monter ou descendre la ruchette sans risquer de la cogner sur des branches.
  • Enfumoir et balayette.
  • Un appareil photo pour les souvenirs...

     

    ** Mieux vaut s'entraîner, l'hiver par exemple, à arrimer la ruchette au bout d'une corde et à la manipuler de haut en bas sans que celle-ci se renverse, s'ouvre ou se casse la figure. Si vous êtes un peu bricoleur, n'hésitez pas à poser sur le corps de la ruchette des points (crochet, anneaux, etc.) permettant de fixer rapidement et en toute sécurité une corde ou une ficelle bien solide.

     

    La méthode (Agir à deux, c'est mieux) Tout d'abord, enduire le(s) cadre(s) de miel lorsque la ruchette est au sol.

    En haut de l'arbre :

    • passer une corde dans la plus haute fourche sous l'essaim.
    • Monter la ruchette et l'arrimer à cette corde, le plus haut possible.
    • Utiliser, tant que cela est possible, la balayette pour faire tomber les abeilles dans la ruchette. Le miel retient beaucoup d'abeille dans la ruchette et il n'est pas évident de savoir si la reine s'y trouve ou non.

    Samedi, j'ai remarqué que la moitié de l'essaim se trouvait dans la ruchette et que l'autre moitié était restée sur la branche, progressant petit à petit vers l'extrémité de celle-ci. La reine devait s'y trouver encore et j'ai décidé de scier la branche.

    • Scier la branche à moitié ou deux tiers, aux limites de la rupture. Poser la scie pour libérer ses mains. Casser la branche en la faisant lentement ployer. Quand elle commence à casser, il faut impérativement la retenir avant qu'elle prenne trop de vitesse.
    • Amener la branche coupée au-dessus de la ruchette et y faire tomber les abeilles, paquets par paquets, avec la balayette. Agir posément, avec calme.
    • Laisser la ruchette en place, descendre de l'arbre et attendre une heure.

    Si l'essaim reste en place, c'est gagné. Il ne reste alors qu'à remonter dans l'arbre, fermer la ruchette, mettre du scotch autour et la redescendre le soir.

    Il est impératif d'être équipé de gants et d'un masque. Ca paraît évident pour celui qui est en haut de l'arbre, moins pour celui qui est 8 mètres plus bas. Et pourtant... quand un paquet d'abeille tombe au sol

    - ça peut arriver -, celui qui est en bas peut prendre ses jambes à son cou s'il n'est pas équipé.

     

    ** Samedi, nous avons du agir un peu vite. Nous avons ramené la ruchette au sol vers 18 heures et nous l'avons renversé dans une ruche préparée à cet effet.

    ** Il faut dire que le poirier se trouve 3 mètres derrière le rucher. Nous avons observé les abeilles battant le rappel. L'agitation en haut du poirier s'est rapidement calmée, je pense que les abeilles sont revenues à la ruche. Dimanche, elles avaient commencé à bâtir les cadres à une vitesse ahurissante, nous lui avons donc mis 12 cadres et 1,5 litres de sirop (réalisé avec du vinaigre plutôt qu'avec de l'eau de Javel) dans un nourrisseur.

    ** Outre cet essaim, nous avons eu la surprise d'en découvrir un second dans une ruche piège. Là, le travail a été moins rude : nous avons retiré les partitions, ajouté 7 cadres aux 5 présents (bien bâtis) et on leur a donné1,5 l de sirop.

    ** Nos six ruches sont maintenant occupées. Il ne nous reste plus qu'à surveiller nos petites bêtes. Deux ruches sont tout de même très faibles, l'une n'a d'ailleurs pas de couvain.

    ***

    ** Je n'ai pas de photo de la récupération de mon essaim, ça me fait penser que je viens d'ajouter cela au matériel requis ;

    ** Si tu veux reprendre mon texte (le modifier, le compléter...), n'hésite pas. Moi, si je t'envoie ça, pour rendre service aux apiculteurs en herbe comme moi, qui ne progressent qu'au travers d'un partage de l'information, de la communication.

    Bon courage et bonne chasse aux essaims.

      Lionel Sarrès.  >>

     

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